Guérande et ses marais salants

Novembre 2021

Mosaïque de couleurs, le marais salant est un paysage grandiose. Ce patrimoine exceptionnel s’étend sur plus de 2 000 hectares. Depuis 1 500 ans, les paludiers, véritables magiciens du sel ont façonné et préservé ce paysage unique. Ce site est un fragile équilibre entre une activité humaine qui perpétue une technique ancestrale de récolte d’un produit naturel et des milieux humides qui accueillent une faune et une flore particulièrement riche et diversifiée.


Plantée sur sa colline et entourée de sa muraille, on aperçoit au loin la collégiale St Aubin de Guérande. Juste le temps de traverser le marais et on se retrouve de suite au pied de ces remparts au coeur de la petite cité médiévale.

Bonne balade ! 😉

La magnifique muraille de Guérande enlace la ville sur 1,4 km. Labellisée Ville d’art et d’histoire depuis 2004, la ville appartient également au cercle fermé des « 100 plus beaux détours de France' ». Quatre portes invitent les visiteurs à parcourir les ruelles tortueuses.

La cité des ducs de Bretagne domine deux pays aux contrastes marqués : le Pays Blanc, celui du sel et des Marais Salants, le Pays Noir, celui de la tourbe et du Parc Naturel Régional de Brière.

La massive porte St-Michel, entrée principale, abrite un musée. Ancien logis du capitaine de ville au temps des ducs de Bretagne et construite au milieu du 15e siècle, elle témoigne du prestige et de la puissance de la ville au Moyen Âge.

Les maisons à encorbellements, pans de bois et lucarnes ornées rythment notre promenade.

Sur le côté de la collégiale Saint-Aubin, à l’emplacement d’un ancien cimetière réservé aux enfants et aux chanoines, nous découvrons des personnages sur potelets en fonte qui rappellent le caractère sacré des lieux. On peut ainsi reconnaître, parmi les 48 figurines, l’évêque Saint Aubin, des chevaliers, des représentants des corporations et métiers d’autrefois, tels que le pêcheur, le paludier ou le meunier. Ces sculptures sont l’oeuvre de Nicolas Fedorenko.

Le soir, la porte St Michel revêt sa parure de lumière.

Au petit matin, nous voilà de retour dans le marais salant pour découvrir le royaume des paludiers. Les marais salants sont des propriétés privées façonnés au fil des siècles par l’homme et l’océan. Nous avons accompagné Morgane, guide ornithologique à Terre de Sel, pour déambuler en toute sérénité dans ce labyrinthe à la rencontre des oiseaux qui s’y nourissent.


A cette période de l’année les marais sont au repos et les paludiers noient les oeuillets pour passer l’hiver. Ce magnifique patrimoine a failli disparaître au début dans années 60-70, à cause de projets d’aménagements visant à développer le tourisme balnéaire. Il n’a pu survivre que grâce à une forte mobilisation locale.

Héron cendré et aigrette garzette

Les cabanes des paludiers donnent du relief dans cet univers horizontal.

Chevalier Gambette, Héron cendré et Aigrette garzette

Héron cendré, Bernache cravant et Faucon crécerelle

En remontant vers le nord de la presqu’île de Guérande, nous arrivons à la pointe de Mesquer. Nous pénétrons dans les marais salants en allant au plus près de la culture paludière et des trésors naturels de ce site d’exception. Les paysages sont époustouflants de beauté, de couleurs et les oiseaux nombreux.

Chardonneret élégant, tarier pâtre, Ibis. Ce dernier n’est pas un indigène. Il semblerait que quelques congénères se soient échappés d’un zoo voisin dans les années 70 et qu’ils se soient adaptés au milieu et qu’ils y prospèrent au point de mettre en péril la population des sternes. Un couple aurait été observé en train de manger tous les oeufs de plusieurs nichées de sternes.

Le petit port de Kercabellec à la pointe de Mesquer.

Et c’est depuis la pointe de Pen-Bé que nous vous disons a bientôt pour une nouvelle balade 😉



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