Au pays des Abers

Juillet 2020

Il y a des endroits où l'on se sent bien tout de suite. En Finistère Nord, le Pays des Abers nous a charmé par la diversité des ses paysages et son magnifique littoral. Les abers (appelés rias dans d'autres régions) sont des incursions dans la terre sculptées par d' anciennes vallées fluviales. Le spectacle à marée haute est remarquable, la marée remonte loin vers l'amont alors qu'à marée basse, l'aber demeure presque à sec, découvrant ses fonds vaseux. Le territoire du Pays des Abers compte deux abers. L'Aber Wrac'h est le plus grand des deux, la mer remonte sur 12 km à l'intérieur des terres et l'Aber Benoît dans lequel la mer remonte sur 10 km.


C'est aussi la région où on trouve la plus forte concentration de phares en France ainsi que le plus haut phare d’Europe : le phare de l'île Vierge. Lors de notre balade nous ne l'avons pratiquement pas quitté des yeux tellement il s'impose depuis cette magnifique côte.

Bonne balade ! 😉

C'est parti pour une balade sur le GR34, le spectacle est de tous les instants.

Le phare de l'île Wrac'h se situe sur une des îles de l'archipel de Lilia, bourg de la commune de Plouguerneau, dans l'estuaire de l'Aber-Wrac'h. Il est accessible à marée basse à pied par l’estran trois heures avant et trois heures après la marée basse. Construit en 1845, le phare (14 mètres de haut) a été électrifié en 1973 et automatisé en 1994.

Le Pont Krac'h, mieux connu sous le nom de Pont du Diable, traverse l'Aber-Wrac'h, permettant de relier les 2 rives à marée basse.


Selon la légende, le meunier du village se lamentait d’être contraint d’effectuer chaque jour un long détour pour rejoindre son moulin sur l'autre rive. Un soir le diable lui apparut et lui proposa de pourvoir à la réalisation du pont avant l’aube. Le diable posa néanmoins la condition que l’âme de la première personne à franchir son œuvre lui serait dévolue. Ainsi fut fait et de grand matin, quelle ne fut pas la surprise de notre meunier en voyant le pont construit. Le maître des ténèbres, qui l’attendait à l’autre bout du pont, se frottait les mains à la vue d’une âme aussi aisément conquise. Le meunier, alors qu'il eut parcouru la moitié du pont, fit mine de se reposer et posa ses sacs de blé. Il en extirpa un chat noir qu’il projeta en direction du diable. Ce dernier, furieux de s’être fait berner, lança dans les airs son marteau, « morzel en diaoul », qui se planta en haut de la vallée et prit la forme d’une demi croix devant laquelle il est formellement interdit de se signer car elle est l’œuvre du diable.


De nos jours encore, certains se plaisent à raconter que si des hommes viennent à tomber du pont, ce n’est pas parce qu’ils sont ivres, mais parce que le diable, pour se venger, les aura bousculés...

La petite Chapelle de Prat Paol. Saint-Paul Aurélien y fit jaillir trois sources (frappant trois fois le sol de son bâton, dit la légende) : la première se trouve sous la chapelle, une autre devant la chapelle, la troisième dans une prairie en bordure de chemin.

Point de vue sur l'Aber Wrac'h

Point de vue sur l'Aber Benoit

La magnifique anse du Brouennou

La pointe de Penn Énez et toujours le phare de l'île Vierge qui s'impose dans le paysage comme une vigie qui a l'oeil sur tout.

En approche de la tourelle du Petit Pot de Beurre qui sert d'alignement pour l'entrée dans l'Aber Wrac'h

Nous nous sommes laissé charmés par le port de l'Aber Wrac’h. Ce vaste abri naturel est une escale importante pour les bateaux transitant entre la Manche et l'Atlantique. Il fut inauguré le 14 juillet 2007 par Jane Birkin ! Les lumières de fin et de début de journée sont envoutantes.

Et c'est parti pour une courte traversée jusqu'au phare de l'île Vierge

Le phare de l’île Vierge est situé à 1,5 km de la côte et accueille en fait deux phares. Le premier construit en 1845, haut de 33 mètres, fut remplacé en 1902 par un autre, entièrement construit en pierre de taille. C'est le plus haut d’Europe avec ses 82,50 mètres. Cette tour de granit de Kersanton est tapissée de 12 500 plaques d’opaline. Son approche en bateau suscite l'admiration.

Il y a au total 397 marches : 5 marches en granit, à l'extérieur du phare, pour accéder à la porte d’entrée, 360 marches suspendues en pierre de taille, toutes uniques et faites sur-mesure, pour monter au sommet de la tour cylindrique et enfin, 32 marches en fer pour atteindre la lanterne. En haut des escaliers, une belle récompense s’offre à vous : un panorama exceptionnel sur les Abers et la côte des naufrageurs, de l’île de Batz à l’île d’Ouessant.

Sa lanterne à échelons projette un feu blanc à éclat sur 52 kilomètres (27 miles) qui clignote toutes les 5 secondes. La dernière relève de gardiens a eu lieu le vendredi 29 octobre 2010, après quoi le phare est devenu totalement automatisé. Il est télé-opéré depuis le phare du Créac’h sur l’île d’Ouessant.

Sur l’île Vierge, les goélands sont chez eux. C'est un espace de nidification pour les goélands bruns et les goélands argentés. Avec 600 à 800 couples de goélands, l’île Vierge renferme une des plus importantes colonies de Bretagne. D’avril à fin août, les nids sont très nombreux.

Difficile de quitter le pays des Abers, alors encore une petite soirée avant de partir

A bientôt 😉



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