Sur la Route des Grandes Alpes

De Briançon au lac de Serre Ponçon – Partie 4/4

Juin 2020

Dernière étape de nos balades sur la Route des Grandes Alpes. Plutôt que de finir le périple à Menton, où se termine normalement cette route légendaire, nous avons préféré faire la boucle ” col de la Bonnette – col de la Cayolle” et prendre un repos bien mérité au lac de Serre Ponçon. Nous reviendrons avec plaisir dans cette région pour explorer les 100 kms restants.

Durant cette étape, nous avons pu apprécier la différence bien nette entre les Alpes du Nord et les Alpes du Sud. Le relief est plus aride au sud et la végétation, bien moins dense, lui donne un air plus sauvage.

Bonne balade 😉

Nous débutons notre balade par Briançon, capitale incontournable du vélo. En effet, le Briançonnais est un terrain de jeu privilégié pour les amateurs de vélo. Des cols parmi les plus hauts de France entourent Briançon, point de départ de nombreuses ascensions.


Mais Briançon est aussi une ville d’art et d’histoire avec ses fortifications Vauban inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco et l’histoire et on aime ça. A 1 326m d’altitude c’est la plus haute ville fortifiée d’Europe. Entourant la ville, il y a rien de moins que 4 forts, chacun dominant la ville.

L’église paroissiale Notre-Dame fut une ancienne collégiale. Elle est classée au titre des monuments historiques en 1931. Prenez une photo des 2 tours avec la montagne derrière et vous avez la carte postale de Briançon 😉

Direction le col de l’Izoard, encore un col mythique.

Comme toutes les routes menant à de grands cols, celle -ci est fermée à la circulation d’octobre à mai. Cette route fut construite entre 1893-1897 par le général baron Berge, un mémorial est élevé en sa mémoire au sommet du col (2 332 m).

Le col de l’Izoard présente un environnement minéral très atypique appelé “Casse Déserte”. Il s’agit d’une zone extrêmement rocailleuse que certains n’hésitent pas à décrire comme lunaire.

Le lac de Souliers (2 492 m), aussi appelé “l’oeil du Queyras” !

Ca vous fait penser à quoi ?

Le “Château Queyras” surplombe entre 1350 et 1400 mètres d’altitude le village du même nom. Encore une réalisation de Vauban.

La montée vers le col de Vars

Nous voici au pied du col de la Bonette où nous avons passé une merveilleuse soirée au milieu de cette nature sauvage

Il suffit d’admirer 😉

Et au petit matin … un instant magique …

… le reflet de la montagne dans le petit lac de Eissaupres.

Un couple de Traquet nourrissant sa progéniture

Le fortin du Restefond (2 558 m). Il fut utilisé pendant la construction des ouvrages Maginot et a servi aussi de base logistique arrière pendant les combats de juin 1940.

La vue depuis le Col de la Bonette (2802m), la route goudronnée la plus haute d’Europe ! Véritable ruban d’asphalte dans des paysages grandioses.

La montée vers de col de couillole avec ses routes étroites à flanc de falaise et ses roches rouges

Le village médiéval de Roubion offre une vue panoramique sur la vallée de la Tinée.

Nous voici au dernier grand col à franchir avant le littoral méditerranéen sur la Route des Grandes Alpes dans le sens Nord-Sud. Le col de la Cayolle (2 326 m) fut ouvert à la fin du XIXe siècle par l’armée. Il permet de relier Barcelonnette à la haute vallée du Var. Il permet de franchir une ligne de partage des eaux entre les départements des Alpes-Maritimes et des Alpes-de-Haute-Provence.

Une pause au bord du Bachelard. Ce torrent de montagne dévale 27 km avant de rejoindre l’Ubaye au cœur du Parc National du Mercantour.

Après plus de 600 kms de virages, montées, descentes et quelques magnifiques randonnées, il était temps de se poser un peu pour finir en beauté cette Route des Grandes Alpes. Le lac de Serre Ponçon semblait un endroit tout indiqué pour se reposer et profiter encore un peu de ces sublimes montagnes.

Ce grand lac artificiel situé à la limite des départements des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence fut créé en 1959 par la construction d’un barrage sur la Durance. Le barrage ne fut pas inauguré, en raison de la guerre d’Algérie alors que sa construction fut achevée en 1961. L’ouvrage était à l’époque le « plus grand barrage d’Europe en capacité. Altitude : 780 m – Volume : 1 272 millions de m³ – Superficie : 2 820 ha

Posée au milieu du lac, elle est un peu l’emblème de Serre-Ponçon. Lors de la construction du barrage de Serre-Ponçon, dans les années 60, la destruction de la chapelle Saint Michel était programmée, mais sa position sur un promontoire permit de la sauvegarder.

A bientôt pour de nouvelles balades 😉



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